samedi 10 juin 2017

S'accrocher aux étoiles - Katie Khan

Editions : Super 8
Date de publication : mai 2017
Traduit par Marie Hermet
Titre V.O : Hold back the stars
Prix papier : 20 € / Prix numérique : 13,99
360 pages

Ne lâche jamais ma main.
Dérivant dans l’espace, Carys et Max n’ont plus que 90 minutes d’oxygène disponibles. 90 minutes durant lesquelles, de toutes les façons imaginables, ils vont tenter de sauver leur vie. Parce qu'ils ne peuvent pas se perdre maintenant. Pas après ce qu'ils ont traversé.
Accrochés l’un à l’autre, ils regardent la planète bleue s'éloigner, se souviennent de leur rencontre, et évoquent le monde qu’ils laissent derrière eux : une société prétenduement idéale, une utopie révolutionnaire où, au nom du progrès et de l'avenir, l'amour véritable a été banni. Le meilleur des mondes, leur a-t-on répété. Mais peut-on, au nom d'un intérêt supérieur, oublier ce qu'on est, ce qu'on a été, ce qu'on aurait pu être ?
Love story grandiose aux accents de Gravity, compte à rebours haletant tour à tour hilarant et tragique, S'accrocher aux étoiles met en scène deux personnages que l’amour a changés et qui voudraient à présent changer le monde. Sont-ils prêts à en payer le prix ?

J'ai commencé ce livre sans grande conviction, même si je dois avouer que la quatrième de couverture est assez accrocheuse. Je dois dire que l'aspect redite de Gravity,  au ciné ça va une fois, une pseudo réécriture romancé, ça fait un peu peur.
Le livre commence dans l'espace, Carys et Max n'ont plus que 90 minutes d'oxygène, 90 courtes minutes pour vivre. 90 minutes en 360 pages pour le lecteur... Avouez qu'il y a de quoi flipper tant pour Carys et Max que pour le lecteur !

Mais passer cette crainte d'une vulgaire adaptation d'un film en livre. J'ai découvert au court de cette lecture que l'auteur allait bien plus loin que deux âmes sœurs perdues dans l'espace.

Déjà le background utopique qu'offre l'auteur est je dois dire assez pertinent et glaçant. Le Concept d'Europia et le fait que les USA sont une victime perdue du réchauffement climatique, ça résonne terriblement d'une actualité fraîchement annoncée... 

Europia est une Europe qui va beaucoup beaucoup plus loin qu'aujourd'hui. Qui oblige les jeunes gens à changer de Voïvode tous les 3 ans (appelé la relève). Où la contrainte sociale est suffisamment forte pour que ce concept de relève oblige les jeunes à s'installer en couple qu'à partir de 35 ans, âge pour lequel on est assez mature pour une relation de couple stable.

L'auteure joue habillement sur les conséquences de la pression sociale et ce qu'on s'oblige à faire et vivre alors même qu'aucune loi ne l'impose.

Finalement, le livre se révèle très prenant et intéressant. Les chapitres alternent la progression de la survie dans l'espace et le mode de vie terrestre avant que les protagonistes ne décollent. Leur rencontre, leur métier, leur milieu social, leur perception d'Europia. Allant de l'acceptation, la critique, la contrainte. Abordant également la thématique du bonheur et les limites qu'offre une société qualifiée d'utopique.

Une lecture qui s'est révélée finalement très  agréable, riche et habile. Où l'histoire d'amour se raconte sans aucune mièvrerie, sans éloquence romantique. Une histoire d'amour vrai et authentique dans un background travaillé. Une vraie surprise !





2 commentaires:

  1. Je l'ai noté celui-là, je le lirais à l'occasion vu les bons échos ^^

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  2. Une vraie bonne surprise en effet !

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