mardi 23 juillet 2013

Vers les ténèbres - Andrei Dyakov


Le roman débute sur les marins de la plate-forme de forage mobile dit « le babel » qui rentrant de leur mission assiste à l'éradication de L'île de Moshchny par une ogive nucléaire. Une colonie s'est effectivement constituée sur cette île, et de plus en plus d'habitant du métro viennent y vivre. On y retrouve très vite les principaux protagonistes du 1er tome à savoir : Taran et Gleb .
Suite à l'atomisation de leur île, les survivants issus de la plateforme, vont alors occuper une station libre du métropolitain de Saint-Pétersbourg et donner un ultimatum aux habitant des diverses stations : de leur livrer sous une semaine ceux qui ont fait exploser leur île sinon ils gazeront les stations. Les délégués de chaque ligne vont alors désigner Taran, un stalker de confiance, afin de retrouver le coupable, toutes les stations lui seront alors ouverte pour mener ses investigations. 
Gleb, jeune adolescent, vit désormais avec Taran son père adoptif. Mais alors que le stalker rentre de la réunion des délégués des stations, Gleb a disparu et tout semble montrer que celui a été enlevé par les Rebuts, colonie très primaire vivant en surface. Taran part donc avec une double quête celle de retrouver son fils adoptif et de trouver le responsable de la destruction de l'île.
Gleb de son coté a acquis suffisamment d'expérience pour s'en sortir et se retrouve à mener sa propre survie ainsi que sa propre quête celle de trouver un remède contre le mal qui dévore Taran. Ce qui va l'amener à prendre sous sa protection une jeune fille Aurore, une très mystérieuse étrangère.

Station Kirovski Zavod 
Le roman commence très fort et nous happe dès les premières pages, évidemment, il est plus raisonnable d'avoir d'abord lu « vers la lumière», premier tome du diptyque. Et comme, dans le premier volume, on se laisse immerger dans cette aventure très sombre qui se déroule dans le métro de Saint Pétersbourg, ce tome se passe moins en extérieur que le premier, et on se retrouve d'autant plus dans les méandres du métro, ce qui a constituée pour moi une gymnastique complexe que j'ai vite abandonné, à savoir consulter la carte du métro … Je me doute que pour les habitants et ceux ayant une connaissant aiguë du métropolitain Pétersbourgeois, c'est plus aisé, mais ayant déjà du mal à déchiffrer les noms des stations, j'avais beau essayé, le temps que j'aille sur la carte du métro, j'avais zappé le nom et en
Station Moskovskaïa
russe tout se ressemble ^^ Ok j'ai une mémoire de poisson rouge ! Mais ce n'est pas une critique, ça peut être gênant si on tient vraiment à savoir on se trouve les protagonistes. Ça apporte certainement plus de piment quand on est un peu plus capable de se rendre compte qu'il se loupe à une station près. Personnellement, ça ne m'a pas gêné dans ma lecture. Mais après avoir pris connaissance de photos des différentes stations du métro Pétersbourgeois, ça donne une tout autre dimension au roman …

Le scénario est bien ficelé, donnant un coté et un rythme un peu thriller, dans le sens où ayant deux protagonistes à suivre on se retrouve avec des chapitres en cliffhanger se finissant avec Taran et reprenant vous l'aurez compris avec Gleb. Du genre, Taran vient de faire une crise en surface … C'est moche hein !! En tout cas Andreï Dyakov réussi ça très bien, on se prend facilement au jeu et cela fait de ce livre un très bon « page-turner ».Niveau ambiance comme pour « vers la lumière », l'auteur parvient à nous plonger dans cet atmosphère asphyxiante du métro, le roman est sombre, glauque, poisseux. 

Pour ce qui est de la couverture, faite comme pour le premier tome par Benjamin Carré. Alors que dans un premier temps, j'ai été assez critique, aimant moins l'arrière plan que pour « vers la lumière »,  la trouvant trop synthétique. Maintenant, après lecture du livre je dois dire qu'elle est quand même très représentative du bouquin où les détails ont leur importance bien que pour ma part la gamine fait enfant genre 7/9 ans alors que c'est sensé être une ado un peu plus âgé que Gleb. 

Voici pour ce deuxième tome qui signe la fin de cet excellent diptyque post-apo, très bien mise en valeur par les Editions l'Atalante, avec une excellente traduction avec un texte ne souffrant d'une lourdeur. Pour ma part je reste sur ma faim et franchement je ne serais pas contre à ce qu'on m'annonce un troisième tome, ce qui n'est pas exclu comme nous en fait part Andreï Dyakov à la fin du roman. 

     


d'autre photos du metro Pétersbourgeois : ICI 



CITRIQ

3 commentaires:

  1. Ca fait un bail que je dis qu'il faudrait que je lise cette série, en commençant pas le début, "Métro 2033".
    D'ailleurs, il faut vraiment avoir lu 2033 et 2034 avant de lire ce diptyque ?

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  2. Non puisque moi même je n'ai pas lu 2033 et 2034. C'est dans l'univers de ...
    Et donc tu peux très bien les lire, il n'y a pas de référence à 2033. Sauf qu'il essaye de creuser une galerie entre saint-Pétersbourg et Moscou c'est à peu près la seule référence, je pense ne les ayant pas lu.
    D'ailleurs, tu peux très bien que lire "vers la lumière"qui se suffit à lui même, par contre il est difficile de lire "vers les ténèbres" sans avoir lu le 1er tome.

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  3. On the PAL of course !
    Hum sinon pas besoin d'avoir lu Metro 2033 en effet mais c'est tellement bien qu'il faudrait :p (par contre 2034 est dispensable)

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